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Etre ouvert à ce qui est

Au cours de notre existence, nous avons tous connu de ces moments où rien ne semble plus obéir à notre volonté et où tout échappe à notre contrôle. Cela peut être l'occasion d'une grande souffrance psychologique, mais il est également possible que ce genre de situation crée des circonstances favorables à l'émergence d'un fonctionnement nouveau de notre univers intérieur.

Ce matin, nous ne nous sommes pas levé parce que le radio-réveil n'a pas fonctionné. Ou bien, nous sommes arrivé au bureau en retard à cause d'une panne de voiture ou d'une grève surprise des transports. Après les remarques du patron et alors que nous pensions que tout était rentré dans l'ordre, voici qu'un client difficile est venu nous accabler de reproches et d'insultes, tandis qu'énervé par la situation, nous bousculions du coude notre collègue de travail, renversant tout le contenu de sa tasse de café sur notre robe ou notre pantalon. En rentrant à la maison le soir, il nous a fallu affronter les embouteillages et les agressions verbales des autres conducteurs. Non content de cela, nous avons découvert en rentrant à la maison un parterre inondé par les eaux de la machine à laver. « C'est pas vrai ! C'est pas possible ! » nous sommes-nous écrié. Mais pourtant, la vie est pleine de ce genre de situations quotidiennes. Malgré nos petites études spirituelles et notre intérêt pour la découverte de notre dimension intérieure, voici qu'une banale et cruelle réalité vient nous sortir du rêve bleu de l'esprit pour nous confronter au fait brut de la vie quotidienne.

Ces moments paroxystiques de l'existence sont en réalité extrêmement révélateurs de notre fonctionnement intérieur. Ils peuvent en un instant nous faire comprendre mieux que n'importe quel maître spirituel la véritable clé de la paix intérieure.

Toutefois, ces situations ne peuvent nous apporter de Lumière que lorsque nous les acceptons pleinement. Au lieu de cela, nous les rejetons et les refusons de tout notre être : « Non, c'est pas vrai ! C'est pas possible ! ». Dans ces instants de vérité, nous constatons combien notre transparence à ce qui est est aléatoire et intellectuelle. Cependant, nous continuons à dire non à ce qui est, à ce qui survient là, tout de suite. Cela ne change cependant rien aux événements ; il est même probable que cette attitude de refus nous déconnecte du réel et nous empêche d'agir réellement. Le fait de dire non nous enfonce dans un comportement purement réactif qui augmente notre souffrance ; nous devenons incapable d'accepter la situation telle qu'elle est. Pas un instant nous ne pensons que notre attitude de rejet ne fait qu'aggraver la situation, créant un enchaînement de causes et d'effets poussant la souffrance à son comble et paralysant toute réponse vraiment créative et adéquate aux événements.
Refuser l'événement, c'est aussi refuser le Souffle, le Réel. « Pas un seul cheveu ne tombe de votre tête sans que votre Père ne l'ait voulu » dit l'Evangile. Chaque expérience de vie, même les faits les plus triviaux et les plus ordinaires, constitue une occasion unique de faire l'expérience de la Vie. Accepter ce qui est et ce qui nous advient, c'est ne faire qu'un avec la réalité de l'instant et entrer en contact avec la plus immédiate manifestation de la Providence. Il n'y a plus l'épaisseur d'un cheveu entre la réalité et nous, plus de dualité. Nous sommes un avec l'événement et un en nous-même. Tout est alors possible et la souffrance disparaît instantanément.

Nous devons clairement comprendre qu'il existe une différence fondamentale entre l'acceptation et la résignation. La résignation s'abandonne dans le non, tandis que l'acceptation se fait transparence dans le oui. Pour bien nous faire comprendre, revenons à l'exemple de situation citée plus haut. Lorsque nous rentrons à la maison et que nous découvrons la maison inondée, deux attitudes sont possibles : nous pouvons nous enfermer dans une attitude intérieure de refus ( « Non, c'est pas vrai ! » ) qui va crisper l'égo dans sa souffrance ; mais nous pouvons également accepter totalement et instantanément la situation, ce qui court-circuite la souffrance en évacuant le refus : « Oui, la maison est inondée » ; nous commençons alors à chercher nos serpillières pour éponger l'eau. Aucun jugement, aucune appréciation n'est formulée. C'est tout le contraire de la résignation. L'acceptation sans réserve d'un événement ressenti par l'égo comme très désagréable ou dramatique laisse ouverte la possibilité de remédier à la situation quand cette possibilité existe. Car il est évident que l'on ne peut remédier à la mort d'un être cher ; dans ce cas, seule une totale acceptation est possible. Le refus ne changerait rien à l'événement et ne ferait qu'augmenter notre souffrance qui ne vient pas tant de la situation que de l'émotion négative soulevée par notre refus de ce qui est. Il est souvent possible de remédier à une situation qui nous rend malheureux tout en l'acceptant. Le refus ne nous permet pas de voir sereinement la situation ; il occasionne une augmentation de la souffrance, une perte de lucidité et un comportement réactif qui ne répond pas aux besoins de l'événement.

La souffrance naît de la division, de la dualité. Il y a la situation telle qu'elle est et il y a ce que nous voudrions qu'elle soit. Il y a le fait brut et il y a le « j'aime, je n'aime pas » de l'égo qui tente de s'interposer inutilement entre la réalité et nous. Or, la souffrance naît de cette opposition égotique à la situation.

Le sens de la Présence nous fait découvrir une forme de conscience qui se tient au-delà de tous les mouvements éphémères de l'égo, nous permettant de les dissoudre par une attention totalement neutre. Dans cette pratique de transparence à CE QUI EST, il y a l'affirmation d'une possibilité d'être conscient sans que l'égo intervienne, lui qui est toujours là pour réagir, juger, apprécier, refuser, diviser, s'emporter ou être emporté. La connaissance de soi se manifeste lorsque la conscience devient miroir. Le miroir reflète le crapaud ou la rose avec la même fidélité. Celui qui demeure en la Présence est d'une extraordinaire vérité. Ce qui est, est ; ce qui n'est pas n'est pas. Dans l'effacement total des interventions de l'égo, il perçoit la claire Lumière du Soi où s'éteint la souffrance. Il est totalement UN, totalement ouvert à ce qui EST. La maison est inondée ? Il prend la serpillière et nettoie. Il est malade ? Il se soigne. Une paix au-delà des phénomènes contingents semble l'habiter. Une conscience pleinement ouverte à la situation lui permet d'appréhender sereinement l'énergie de chaque instant sans la figer dans une réaction égotique. Dans cette ouverture, une Sagesse extrêmement fluide se manifeste. Elle n'est pas inhumaine et froide. Au contraire, elle dégage une chaleur interne qui fait preuve d'une grande sensibilité aux énergies de l'instant.

Mais celui qui refuse l'instant se coupe de la source vivante de Sagesse qui est en lui. Plutôt que de résoudre ses problèmes, il ne fait qu'envenimer la situation et la rendre plus confuse. Il provoque et attire à lui les pires confusions, multipliant sans cesse ses sentiments de souffrance et de frustration. Comment un tel comportement pourrait-il engendrer autre chose qu'égarement, ignorance et souffrance ? Comment celui qui refuse la réalité de ce qu'il vit pourrait-il avoir un quelconque pouvoir sur les énergies subtiles qui la composent ? En revanche, l'acceptation apporte une sérénité qui élève notre potentiel de conscience et nous permet de répondre efficacement aux situations sans perdre inutilement notre énergie. Elle ouvre notre esprit à une conscience large et globale qui nous révèle la richesse de chaque instant vécu.
Quoi que nous fassions, il nous est impossible de fuir la réalité de chaque instant. Certes, nous pouvons nous illusionner en nous faisant croire à nous même que nous pouvons échapper à la réalité de ce qui est, de ce qui nous advient. Cependant, ce NON auquel nous attribuons par ignorance le pouvoir de nous soustraire au réel n'en demeure pas moins dépourvu de tout pouvoir magique et transformateur. Bien plus que cela, il entretient en nous les illusions de l'égo qui croit ainsi pouvoir échapper à la situation telle qu'elle est. Le refus et le non au fait brut, bloque toutes les énergies évolutives de la situation et nous crispe dans la souffrance et la réaction mécanique aux événements.
Au contraire, le OUI est seul capable de saisir les énergies de l'instant parce qu'il ne nous déconnecte pas de la réalité telle qu'elle est et ne déforme rien de ce que nous vivons. Il nous permet de découvrir dans la paix intérieure tout le potentiel énergétique de la situation dans laquelle nous nous trouvons.
Seul le OUI peut nous faire découvrir ce que nous sommes réellement, au-delà de nos dualités...



PARABOLE DU VIEIL HOMME

Cette année-là, les récoltes avaient été fort bonnes et le village était en liesse. Seul le vieil homme restait impassible devant une telle abondance. Plus tard, on apprit que les Seigneurs de la guerre étaient en route vers le Nord. Ils allaient probablement passer par le village. Tous les habitants étaient très inquiets. N'allait-on pas piller les récoltes ? Seul le vieillard restait impassible devant une telle menace. Mais les Seigneurs de la guerre passèrent au large du village et les récoltes turent épargnées. Les habitants du village organisèrent donc une grande fête et se réjouirent de ce que la Providence ait joué en leur faveur. Seul le vieil homme resta impassible devant la menace écartée. Mais lors de la fête, un incendie éclata et toutes les récoltes partirent en fumée. Les habitants du village en furent très affligés. Quant à lui, le vieil homme retourna labourer sa terre et semer.
Sur son visage, le sourire éternel de celui qui est heureux d’être ne disparut pas.
Le voyant, tous les habitants du village se remirent au travail et oublièrent leur peine.



(Lettre Mensuelle n°13, Centre d'Etudes Hierosophiques, 1991)

Dernière modification le : 08/12/2009 @ 13:29
Catégorie : Le Souffle du Dragon

Rugissement

Comme se lève la brume par-dessus la cime des arbres, ainsi se réveille le Dragon qui s'étire sur Sa Terre.

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