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Vers la magie inconnue 4

Même lorsque cette phrase est en train d'être écrite, ou lue, nous ne pouvons connaître le sens qui sera engendré par les mots qu'elle contient, ni ce que créera la collaboration hétérogène des lecteurs ou ce qui se déploiera à partir de sa construction textuelle. Le risque de la créativité quantique, dans ce cas, c'est d'écrire et de lire, de découvrir quelque chose sans savoir exactement ce qui se passe ni d'où cela provient.
Nous pouvons nous tourner vers le passé et vers notre culture ésotérique et magique pour découvrir un but à tout cela et formuler des estimations savantes, mais nous ne pouvons découvrir ce but sur la base du connu car tout cela se déploie à l'instant même, encore plus vite que tout de suite, et les implications sont beaucoup trop vastes pour qu'on puisse les réduire à l'espace étriqué de nos doctrines magiques, anarchistes, chaoticiennes, bouddhistes ou autres. L'instrument de mesure que nous utilisons, le mental, n'a pas la capacité de cerner une telle ouverture car il est seulement disposé à observer des objets et à faire la distinction entre une chaise et une table. La pensée ne peut mesurer cette vie chaotique qui est toujours sur le point de jaillir de l'océan des potentialités, parce que celle-ci est bien trop énorme, bouillonnante de possibles non encore advenus.

Dans ces rares moments où le mental en vient à être réellement silencieux, nous pouvons cependant percevoir que ce bouillonnement de potentialités a une direction. Nous sommes immergés dans le flux quantique, mais nous continuons pourtant à nous désigner nous-même comme personnes qui sont dans le monde des objets que nous appelons chaise ou table, bien qu'en réalité nous ne sachions pas du tout qui nous sommes.

Nous pouvons nous définir nous même de la façon qui nous plaira (nous avons tellement peur du vide qu'il nous faut toujours nous définir : Je suis chrétien, je suis chaote, je suis...). Mais nous pouvons aussi parler à partir de ce flux et à travers lui sans jamais vouloir le retenir. Notre défi consiste alors à aligner toujours cette expression sur la vie inconnue, à parler et à vivre à partir de ce flux quantique tout en permettant le changement de forme qui ne manque jamais d'accompagner ce qui vient, ce qui s'annonce là, à chaque instant. Par conséquent, ce que nous appelons transformation est le contact de l'illimité avec la forme.

La pure créativité, la créativité quantique, est ce qui reste lorsque nous mettons de coté tout ce que nous connaissons et tout ce qu'on nous a dit. Nous devons permettre que ce qui vient s'exprime par soi-même. Dans ce sens, comment ce que nous avons appris dans le passé avec tel maître, tel livre, telle philosophie, pourrait-il nous aider à plonger dans un semblable flux pour en extraire tous les bouillonnements probables ? Nous devons créer cela directement, à cet instant précis, tout de suite.

L'inexistant semble être le passage obligé, l'ouverture à ce qui vient là, maintenant. Il y a un cadeau qui attend tous ceux qui osent entrer dans cette vacuité de la réalité connue, mourant à tout ce qu'ils savent. Et ce cadeau, c'est ce que nous avons pour habitude d'appeler : peur. La peur n'est que la résistance face à l'inexistence. Cette résistance n'est pas qu'un simple obstacle, c'est aussi la force créatrice, le moyen qui se présente à nous en même temps que la réalité, avec l'existence même. Sans cette peur, il y a non-existence.

Dans la perspective du mental, l'inconnu et sa magie supposent l'anhilation, le colapsus de la réalité et l'entrée dans la vacuité qui n'est pas, rappelons-le, un simple vide mental. Mais l'univers ne se réduit pas à rien et il contient quelque chose qui est la manifestation de ce bouillonnement, une résistance à la vacuité sous-jacente que notre mental perçoit comme une menace et une énergie destructrice. De sorte que ce que nous appelons peur n'est en réalité que l'interprétation du mouvement de l'énergie créatrice qui nous pousse à faire l'expérience de la contraction qu'implique l'attachement à nos références passées, le fait que l'on s'accroche à la localisation, la temporalité et la causalité. Lorsqu'enfin nous abandonnons l'interprétation, la peur se transforme en une énergie terriblement créatrice. C'est le souffle même du Dragon qui s'épanche dans la totalité de la vie. C'est l'éclat premier de l'attracteur étrange. C'est son inconcevable ouverture.

Cette énergie créatrice fait que la réalité soit vraiment étonnante et merveilleuse. Elle est capable de nous faire croire qu'il y a quelque chose là où en réalité il n'y a rien. Si je parle à ma mère, je suis le fils. Si je parle à quelqu'un qui offre un travail, je suis le travailleur. Si je m'adresse à mon gourou, je suis un chercheur. Quel genre d'histoire allons-nous bien pouvoir nous raconter à nous-même ? Il n'existe rien de tel qu'un chercheur mais tout simplement quelqu'un qui a peur, qui cherche le pouvoir magique, qui aspire à contrôler les choses, qui croit que s'il collige quelque type de connaissance, il trouvera sa place dans l'univers.

Cette réalité cache et révèle quelque chose d'irréel. Dés notre première respiration, nous sommes tous mis dans l'embarras. Avec la première inhalation, il semble que soyons mis en possession de quelque chose, mais nous devons rendre l'air que nous avons absorbé en expirant et nous restons vide. Vient ensuite une autre respiration et cet échange nous permet de nous situer dans le réel. Pourtant, nous nous sentons terriblement identifié à notre résistance à la vacuité et à notre identité. Nous savons que nous ne sommes pas autonome, que nous ne sommes pas substantiel, mais si quelqu'un nous appelle par notre nom, nous réagissons immédiatement. Si l'on nous touche à peine, nous sortons nos griffes et montrons les dents, exprimant haut et fort notre névrose d'identification.

La réalisation spirituelle n'est plus alors que notre fiction personnelle. Elle fait partie de la mythologie de notre culture de la recherche mais elle n'a rien d'authentique. Cette fiction spirituelle sert à donner des cycles de conférences inaccessibles aux rmistes, à concevoir des forum payants et à écrire des livres formidables. Bien sûr, elle sert aussi à rassembler des disciples et à nous expliquer aussi pourquoi nous sommes, tout en prétendant le contraire, tombés dans la passivité des suiveurs. Nous voilà devenu client du marché spirituel. Il y a des personnes qui ont rendu publique l'histoire de leur illumination mais pour la plupart, elles se sont vues entachées de divers scandales et se sont converties en machines à fric et nouveaux messies. Nous pouvons imaginer une personne vivant continuellement dans cet état magique, et cependant ordinaire, lequel n'a pas grand chose à voir avec les états altérés ou modifiés de la conscience qui sont tellement à la mode sur ce marché spirituel et magique. Mais imaginer ce que peut être vraiment cet attracteur étrange ne nous servira pas à grand chose.

Gourous, maîtres, sages, avocats, comptables, mères, pères, magiciens, initiés, conducteurs d'autobus, tous ces rôles sont joués par d'excellentes personnes convaincues qu'elles font ce qu'elles doivent en accord avec leur propre identité. Telle est la condition humaine. Mais assumer le risque de la créativité quantique implique d'avoir une confiance radicale dans la transformation, une façon d'entrer en rapport avec la vie non dépourvue d'une certaine vaillance.

Nous nous racontons les uns aux autres la même histoire, c'est-à-dire qu'il nous faut apprendre quelque chose là où il n'y a rien à apprendre d'autre que ce que nous devons vivre. Mais nous ne pourrons parvenir à cela que lorsque nous aurons cessé d'utiliser exclusivement la pensée morte. Pouvons-nous, êtres humains, incorporer forme et ouverture ? Pouvons-nous rester au contact du flux de la vie et, en même temps, intégrer la dite fluidité à une fonction ? Il ne semble pas très difficile d'être spécial lorsque l'on est dans une salle entouré de personnes qui projettent sur nous l'idée que nous sommes spécial. Nous pouvons aussi nous retirer dans un ashram, mais cela non plus n'a rien de spécial. En revanche, ce qui attire vraiment l'attention, c'est que nous soyons capable de vivre pleinement cette ouverture quantique dans la frénésie d'un monde fou.

Vivre est donc la question ultime. C'est une question dépourvue de réponse qui n'est pas posée par le mental mais qui consiste à voir ce qui est le plus vivant à l'instant même : l'enfermement dans des structures de magie connue ou l'absence d'étiquetage paranoïaque ? La bonne nouvelle, c'est qu'indépendamment de qui nous sommes et du lieu où nous nous trouvons, nous sommes tous immergés dans ce flux de la vie. Cette question ultime n'a donc rien d'extraordinaire et c'est précisément ce qui la rend intéressante. Il n'existe pas de guide ou de maître qui pourra y répondre pour nous, de sorte que si la vie est la question ultime, plongeons-y totalement, dès maintenant, plus vite encore que maintenant, et cessons de vouloir la manipuler par nos petites recettes bien scolaires. Car c'est alors et alors seulement, que nous aurons la brève impression de connaître sans savoir, ce qu'est le monde époustouflant et ordinaire de la Magie Inconnue.

Dernière modification le : 03/10/2009 @ 16:18
Catégorie : Magie Inconnue

Rugissement

Comme se lève la brume par-dessus la cime des arbres, ainsi se réveille le Dragon qui s'étire sur Sa Terre.

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