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Le Premier Né

C’est le propre des traditions naturelles que de ne pas pouvoir disparaître, tout simplement parce qu’elles sont inscrites au plus profond de notre instinct. Chez certains hommes et femmes, la nature suscite parfois d’étranges vocations. Les sorciers disent que la Connaissance n’est pas une matière venant de l’extérieur mais qu’elle préexiste chez le sorcier. Ce dernier ne remet pas les clefs de son destin entre des mains étrangères. Il a la responsabilité de sa voie. Il sait comme une révélation de la Chair que c’est en lui et par lui-même qu’il peut rejoindre le Premier-Né.

Pour qu’une tradition soit vivante, elle doit remonter jusqu’à l’origine de sa révélation. Et les révélations ne se font pas ailleurs qu’ici et maintenant. On appelle Premier-Né de la lignée ce rattachement direct de chacun avec la tradition dans sa chair. Une tradition n’est vivante que si elle émerge de soi. Si elle ne remonte pas jusqu’au Premier-Né, si elle n’a pas émergé du Premier-Né lui-même, alors n’est-elle qu’une enveloppe vide et sans magie.

Le Premier-Né ne regarde plus au-delà du moment présent, à la recherche d’enseignements passés ou des perfections futures. Il harnache le Cheval-Instant et là, dans sa chair, baignant son sang d’esprit-vide et d’inommable, l’atavisme primordial des traditions magiques apparaît, intra-cellulaire émergence de la non-pensée.

Les états critico-paranoïaques, les transes blasphématoires, la proximité de la mort ou l’enthousiasme théophanique, les craintes primitives et les terres interdites, les longues méditations, étendues d’inconnu, silences et hurlements, tous ces moyens seront autant de pistes vers lesquelles s’oriente le chasseur de Pouvoir. Orienté, oui. Mais par l’Etoile de Soi-Même, la flamme du Premier-Né. Et de se découvrir chassé par le Pouvoir ! Que les écoles et systèmes magiques puissent être d’une quelconque utilité dans l’apprentissage, certes ! Mais le Corps de la Lignée, la première source de son pouvoir est le Premier-Né, âme de l’autochtone mondain, ancêtre à qui fut donnée la Vision de Pouvoir, vêtu comme Elle, plus prés de nous que nos pieds et nos mains. Un instant de sa conversation et les piètres secrets des grimoires s’affadissent. Mais ces pauvres secrets sont par contre plus difficiles à développer et à dynamiser, lorsque notre tradition, notre connaissance magique, ne remonte pas au Premier-Né. Celui qui vient de la nuit. Sans le Premier-Né, on dit que la Lignée est rompue. La tradition vivante est une révolution, un contact dynamique avec l’invisible plutôt qu’un corpus de doctrines figées transmises d’âge en âge. S’il arrive parfois que les traditions de l’élite s’éteignent, la tradition du Premier-Né demeure, aussi sûrement que la mort reste fidèle aux vivants. Ainsi ma vision du lignage magique de l’espèce humaine. On peut le museler, il ne peut être perdu. C’est le courant lui-même. Ce ne sont pas les institutions ou les élites qui font d’une tradition une tradition vivante, c’est le Premier-Né. C’est l’incessante redécouverte de la Terre Inconnue ; pas le mystère d’Avant, celui de Maintenant.

Pourtant ajouterai-je qu’il ne faut pas déranger la nature pour rien, pas plus qu’il n’est utile d'expliquer le passage des saisons au papillon qui ne vit que quelques heures. Les efforts dans ce sens seront vains, en désaccord avec les lois naturelles de la transmission. Il est bien plus intelligent de suivre le cours naturel, qui aboutit sans encombre.

Sans l’accord formel et corroboré du Pouvoir, pourquoi accélérer le mûrissement d’un fruit ? Quand brillent le soleil ou la lune, le feu ne se plaint pas de n'éclairer personne. La lune aussi est reine, mais n’en tire pas fierté, sachant que le parfait du disque ne dure qu’une nuit. La beauté d’un nuage est sans proclamation. C’est ce que j’appelle “cours naturel”. Mais pendant ce temps, dans le monde des hommes, le monde de la ratio, les renards veulent voler comme la buse. L'animal nocturne voudrait vivre le jour ; tout est confus dans l'esprit. Où nul n’ose chercher, retrouve-t-on la clef ?

Etre habile... devenant maladroit ; et marcher vers la nuit, toujours.

Jusqu’à devenir vraiment des non-enseignements, les non-enseignements sont des enseignements !

Pour qui a vocation de magie, chaque MAINTENANT est un carrefour. Les sorciers aiment les carrefours et y célèbrent des rites. Ici même... C’est un réflexe de l’animal humain que de marquer ces lieux avec des tas de pierres, des croix, des drapeaux de prière, ou des pierres levées, celles qui montrent la direction du ciel. Pour l’homme magique, trouver la voie est un hasard fatal, et un vrai rendez-vous. Dans les profondeurs-viandes des carrefours de conscience, au croisement des trois chemins ( veille, rêve, sommeil profond ) : un quatrième, connaissance silencieuse, au visage calciné et noirci d’inconnu, cache sa royauté.

La source de tout pouvoir, le Premier Né est là, en ce carrefour sorcier.

Dernière modification le : 06/10/2009 @ 10:05
Catégorie : Le Souffle du Dragon

Rugissement

Comme se lève la brume par-dessus la cime des arbres, ainsi se réveille le Dragon qui s'étire sur Sa Terre.

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