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Vers la magie inconnue 5

Il s'agit donc tout simplement de vivre,disions-nous, et c'est bien pour cela qu'aux pages 63-66 du Souffle du Dragon, nous mettions en garde contre les techniques d'observation de soi, telles que Gurdjieff les propose. Elles conviennent parfaitement aux prémices de belles découvertes mais finissent bien vite par devenir des artifices techniques nous coupant, en fin de compte, de ce que nous prétendions rencontrer. Au travers d'un grand nombre de ces technologies spirituelles et magiques, nous nous convertissons en simples observateurs de nos vies, assis au bord de la rive et ne nous jetant plus dans le courant. Or, le flux quantique n'appartient à aucune de ses rives et la position de témoin crée encore plus de séparation et de localisation au travers de la figure de l'observateur distant. Le fait est que nous ne pouvons pas réellement observer notre vie puisque nous sommes sa manifestation même et ne pouvons nous en séparer. La réalité de notre vie est que nous sommes passionnés, attachés à notre famille, à nos amis, à nos enfants et à notre lieu de travail. Ce n'est pas comme dans une réunion spirituelle où il est très facile de se montrer aimable et détaché avec les autres. Dans le flux énergétique de la vie réelle, nous ne pouvons nous limiter à observer mais nous sommes irrésistiblement entraînés. Il n'y a pas d'espoir d'une plus grande sensibilité spirituelle car nous sommes toujours plongés dans ce flux vital qui met sans cesse fin à l'illusion d'un observateur local. Toutefois, dans cette vie dépourvue d'espérance de séparation autre qu'illusoire existe une grande liberté. Nous voyons clairement que nous ne pouvons rien faire et que cette non-action absolue nous amène à entrer réellement en rapport avec tout. Parfois, nous sentons l'urgence d'entreprendre quelque action tandis qu'à d'autres moments, nous expérimentons la non-action. Mais s'agit-il simplement d'une succession automatique, d'un déploiement hasardeux d'évènements, ou ce flux d'action et d'inaction comporte-t-il une intelligence propre ? Quoiqu'il en soit, on ne peut échapper à la dynamique quantique et chaotique de la vie.

Lorsque nous nous engageons dans les technologies spirituelles et magiques, nous apprenons supposément à observer et à tenir cette position de témoin. Nous mettons cela en pratique parce qu'on nous a demandé de le faire, parce qu'on nous a appris comment le faire et que nous croyons que c'est bon. Mais cela ne met fin à aucun conflit ni ne permet d'accéder à la non-localité réelle. Essayons plutôt de ne plus nous distancier de la vie au moyen de l'observation et des incessants commentaires qu'engendrent les retours sur notre réalité locale au travers du dialogue intérieur. On nous a fait croire que l'observation pouvait nous distancier et nous désidentifier de la vie localisée, pour un semblant de contrôle ; mais la vie est terriblement énergétique et ne tient pas compte de ce genre d'artifices. En ce moment même et quelque soient les histoires que nous nous racontons à nous-même, nous sommes inséparablement unis au souffle et au mouvement de ce qui vient. Nous construisons notre vie autour d'un état paisible et pour cette raison, nous affirmons que notre vie connaît une amélioration. Mais la seule chose que nous faisons est d'éliminer, fuir ou refouler ce qui nous perturbe. Nous ne sommes pas capables de refléter notre état de paix dans le monde de l'attachement et notre compréhension et notre état mental spirituels ne fonctionnent en réalité que dans des circonstances très spéciales. Nous pensons retirer de cela quelque avantage et progrès mais si nous estimons la situation à sa juste valeur, nous nous rendons compte que nous nous sommes enfermé dans un modèle de conduite dont l'effet est conceptuel et pas du tout énergétique et réel. Et soudain, nous lâchons tout et nous nous rendons ! Nous connaissons l'effondrement de tout cet univers technologique connu et éprouvons un vrai collapsus de toute la structure. Nous abandonnons l'illusion que nous contrôlons notre vie au moyen du libre arbitre et sommes plongé dans les flammes de la reddition. Ce que nous vivons alors est d'une intensité très spéciale. Ce feu est implacable et exigeant au sens où il nous ouvre sans restriction à ce qui vient. Lorsque nous nous lançons dans ce feu transformateur, dans la totalité de la vie, le sentiment de sécurité du mental s'effondre et ne nous laisse plus pour refuge que l'apparente non-causalité de l'instant. Mais ce n'est peut-être encore là qu'une autre illusion, la croyance que quelque chose de vraiment profond est en train de nous arriver, l'idée que nous affrontons un type de transformation exceptionnel.

Cet auto-illusionnement est même capable de convertir la totalité en un concept sur la totalité ou un monde à l'intérieur d'un autre monde qui, bien qu'il soit plus grand que nous, n'en est pas moins contenu dans notre pensée. Or, le monde de la pensée nous ramène toujours à la localisation. N'importe quelle expérience de quiétude que nous pourrions expérimenter finira par être capturée par la mémoire et incorporée à cette localisation. Cela signifie que l'expérientateur, le principe organisateur de notre vie n'a aucune fonction lorsqu'il s'agit de plonger dans le flux quantique de la totalité. Nous pouvons avoir un numéro de téléphone, une adresse, de formidables connaissances spirituelles ou ésotériques, nous pouvons avoir beaucoup de choses, mais nous ne pouvons pas posséder la totalité. La pensée est incapable de contenir la totalité. Elle peut seulement en contenir l'idée. Ceci nous conduit réellement à éprouver l'inexistence d'un centre localisé. Il n'y a pas d'expérimentateur. Nous sommes l'expérience même. Il n'y a ni fragment ni totalité. Face à cela, la pensée continue bien sûr d'émerger, et même plus intensément que jamais, mais nous voyons clairement qu'elle ne peut décrire ce flux de réalité quantique, pas plus qu'elle ne peut nous orienter de manière significative. Allons-nous vivre dans ce fragment de pensée, bien qu'il ne soit pas réel ? Allons-nous nous contenter de collections de concepts, de souvenirs et d'expériences, ou répondrons-nous à l'appel de l'illimité, de l'imprévisible, de l'incroyable et incontrôlable flux quantique de la vie ?
Enfants, nous aimions monter sur les petits chevaux mécaniques qu'on peut trouver dans les centres commerciaux. Nous mettions une pièce et le petit cheval commençait à bouger d'avant en arrière, comme un vrai cheval pensions-nous. Tout ce que nous savions alors, c'est que cela ressemblait assez à un cheval et à une cavalcade. L'imagination et la simulation faisaient le reste. Mais ce n'est pas la même chose qu'un cheval bien sûr et en grandissant, il est évident que le fait d'insérer une pièce dans le manège ne peut plus suffire. À partir de quand le fait de simuler l'enthousiasme et le vent du galop n'a-t-il plus été suffisant ? À partir de quel instant avons-nous eu intensément besoin de quelque chose de plus authentique, de sorte que nous avons abandonné soudain toutes les imitations, aussi bien internes qu'externes ? Pouvons-nous nous satisfaire d'une expérience occasionnelle de quiétude qui nous servira postérieurement de référence et de point d'ancrage dans le connu ? Nous suffit-il de lire sur les chemins de transformation suivis par d'autres personnes ? Car ceci n'est qu'un type de complaisance créant en nous l'illusion d'une voie alors que les feux de la transformation brûlent justement aux frontières de cette illusion. Ce sont des feux illimités et imprévisibles qui illuminent à chaque instant de façon différente. Ils ne sont pas connaissables et nous ne pouvons savoir d'avance s'ils apporteront plaisir extrême ou extrême douleur.
Nous savons que la réponse correcte à tout cela consiste à se jeter vraiment dans le flux quantique de la vie et que ce n'est qu'à cet instant précis que nous allons découvrir ce qu'est la Magie Inconnue et son incroyable déploiement. Nous avons la sensation profonde que ce n'est pas une question de concepts ou d'émotions mais de quelque chose de vraiment vivant, dynamique, mobile, immensément énergétique et fluide. Nous savons que c'est tout près de nous, potentiel, prêt à bondir. Ce feu final émerge de l'abîme de la non localité et incendie le monde inépuisable de la pensée autant que de la non-pensée. Et une fois que nous le percevons et l'éprouvons, nous pouvons dire que c'est de ce feu dont nous voulons brûler.
La chaos-magick, ou toute autre forme de magie connue, peut nous faire croire que nous pouvons décider du moment oú nous allons laisser en arrière le domaine conceptuel, mais c'est exactement le genre d'idée qui continue d'être conceptuelle et purement virtuelle, comme le petit cheval du centre commercial. Nous ne pouvons abandonner l'idée d'un choix et d'une décision qu'à partir du moment où nous comprenons qu'elle est dépourvue de fonction dans un monde acausal et n'est qu'un facteur de distraction mentale. Nous continuons d'être persuadé qu'en l'absence de l'interminable agitation causée par nos décisions localisées, la vie serait impossible. Et bien que cette vie soit insondable pour le mental, nous sommes convaincus qu'elle ne fonctionnerait pas si nous ne la comprenions pas ni ne faisions de plans pour la contrôler, ce qui est absurde. Nous pouvons nous extasier devant l'invitation d'un Jésus à vivre sans lendemain, mais cette perspective ne peut en réalité que nous effrayer et nous continuons donc à tout prévoir, sans jamais oublier notre plan-retraite et notre assurance-vie. Bien sûr que nous vivons dans la peur ! Et il ne sert à rien de le nier puisque nous éprouvons continuellement l'existence de cette peur et notre incapacité à être confiant au point de ne plus trop vouloir planifier. La vie prend soin de celui s'y abandonne mais cette seule perspective nous terrifie au point de nous couper du potentiel quantique. Si cette vie est intégrale et qu'elle prend soin des arbres, des animaux, des océans et du brin d'herbe, elle prend soin de nous aussi. Un être sans peur a tout ce que la vie veut bien lui offrir. Il n'y a plus d'obstacle à ce qu'il reçoive le cadeau émergeant du champ des potentialités. Dés lors qu'on ne fait plus qu'un avec le courant, sans inquiétude, l'existence prend soin de tout. Même le chemin que traçent nos mouvements peut être vu de ceux qui ne sont plus bloqués dans la localité. Savez-vous que l'on peut voir la trace des oiseaux dans le ciel ? Ceux-ci ne laissent pas de traces, me direz-vous. Mais il est une inconnaissance si limpide et unifiée à la vie quantique qu'elle est tel un miroir où même ce genre de traces peut être reflété. La vie quantique est radicale : que nous y pensions ou non, nous vivons dans l'inconnu et par chance : le non-savoir est la porte ouverte à la possibilité. La pensée ne fonctionne que dans l'attendu et le connu. Dés qu'apparaît l'inattendu et l'inconnu, elle s'arrête et une immense créativité potentielle se révèle. La possibilité de l'intelligence n'apparaît donc qu'à partir du moment oú l'ensemble du connu et de la volonté de contrôle nous abandonnent. Nous construisons des contextes conceptuels afin de pouvoir nous situer nous-même dans une position et de ne pas avoir à expérimenter la terreur implicite de la non-localité. Mais sommes-nous intéressés par ce qui arriverait si nous ne construisions plus ce type de centre ? Ou cherchons-nous plus simplement des strates plus sophistiquées de concepts, du fait que les précédents ont cessé d'être utiles ou de nous distraire ? Dans ce cas, nous passerons indéfiniment de la magie GD à la chaos-magick, allant de la kabbale au bouddhisme, sans qu'aucune transformation ait lieu, qui ne soit pas qu'un simple changement horizontal de paradigmes.

Faisons face au contraire à l'impossible défi d'exprimer l'Inconnu. Tout ce que nous savons à son sujet, c'est ce qu'Il n'est pas, mais nous n'avons pas la moindre idée de ce qu'il est. Son expression est un sentiment profond, bien qu'il ne s'agisse pas d'un sentiment en termes d'émotions - celles-ci étant aussi conditionnées que les pensées - mais d'un sentiment qui intègre la totalité du mouvement quantique, au-delà de nous. Il est clair que nous fuyons totalement le fait de nous désintégrer dans une expression désinhibée. Nous voulons toujours pouvoir reconnaître notre moi dans le monde. Nous voulons toujours savoir ce que nous sommes. Nous n'avons aucun intérêt pour l'inconditionné que représente l'univers non-localisé, non-causal et non-temporel. Notre seul intérêt est de disposer d'une localisation à chaque instant, de savoir où nous sommes, d'être aux commandes de la vie... La trop fameuse Maîtrise de la Vie. C'est à cette fin que nous avons développé d'imposants systèmes philosophiques, en incluant la notion d'un univers sans moi qui nous donne la vie. Dans la mesure où les risques grandissent, il nous faut construire des défenses chaque fois plus grandes. Tout simplement, nous ne sommes pas intéressés par un lieu où le moi ne pourrait se rendre. Nous sommes capable d'atteindre n'importe quel niveau de compréhension ou d'entreprendre n'importe quel voyage nécessaire - en incluant les religions et les systèmes les plus excentriques - si nous savons qu'à la fin, nous allons être là. Mais dans le cas contraire où ne serait promise que notre propre absence et le non-contrôle, nous n'avons plus aucun désir d'y aller et personne ne peut nous en convaincre. Mais telle est la Magie Quantique et tel le Souffle du Dragon.

Nous avons créé des systèmes d'interprétation logiques et émotionnels complètement infranchissables auxquels il n'est plus possible d'échapper que par miracle. Magie et spiritualité sont sur ce point peu utiles, puisque représentant un matériau parfaitement récupérable. Nous nous efforçons d'atteindre l'expérience zen, la renaissance, l'illumination, nous cultivons ce qui échappe à toute culture, mais un monde sans localisation est un monde très dangereux et c'est pourquoi nous tombons immanquablement dans la manipulation et le mensonge. Depuis la perspective du moi, ce monde est le plus dangereux qui soit. Il vous met en présence d'attracteurs étranges capables de vous lire de l'intérieur et vous ne pouvez plus ni mentir ni vous cacher. Il vous confronte à la reddition et l'abandon de tout. Depuis la perspective du toi, le monde le plus dangereux est un monde sans toi. Mais depuis la perspective du moi localisé, un monde sans toi est un monde parfaitement acceptable, comme tendent à le montrer les non-dualités purement conceptuelles et localisées. (à suivre)

Dernière modification le : 03/10/2009 @ 16:21
Catégorie : Magie Inconnue

Rugissement

Comme se lève la brume par-dessus la cime des arbres, ainsi se réveille le Dragon qui s'étire sur Sa Terre.

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